Alors que les Unions Chrétienne de Londres étais fondées par George WILLIAMS en 1844, celles de Suisse romandes ont vu le jour entre 1847 et 1852 sous l’impulsion de Henry DUNANT, Ernest RENEVIER et Max PERROT.
En 1855 a lieu une première rencontre internationale à Paris. Le 22 août, la Base de Paris, fixant le but des U. C. J. G. était adoptée par les 99 délégués présents.
Lors d’une assemblée vaudoise, en 1858, il est recommandé aux sections de s’occuper des garçons de moins de 16 ans.
L’idée “cadette” se développe lentement jusqu’en 1878, des groupes naissent ici et là au gré de la vocation d’Unionistes.
Cette année-ci, lors de la 8e conférence universelle des U. C. J. G., à Genève, la question des adolescents est abordée pour la première fois à ce niveau, avec recommandation de ne pas les abandonner à la rue.
En Suisse romande, Bienne, Genève, Lausanne, Ste-Croix et Vevey avaient déjà leur section cadette; Les Etats-Unis en comptaient 41.
Dès lors, le mouvement se développe rapidement. En 1879, les “directeurs” d’une vingtaine de sections vaudoises lancent un journal destiné aux cadets, avec pour devise “Rien sans Dieu”; Il ne paraîtra que deux ans, une autre publication naîtra en 1891.
Une réunion générale des “directeurs” de Suisse romande, de France et de Belgique, convoquée à Genève en 1893 décide de mieux asseoir le mouvement cadet et fonde la “Commission centrale des unions ou sections cadettes de langue française”.
Cette commission se met au travail avec enthousiasme : elle rédige le “Journal nos garçons” et publie une abondante documentation pour les sections.
En ce temps-là il s’agissait d’amener les cadets de 12 à 17 ans à lire la Bible avec “plaisir, intelligence et fruits”. Mais le développement physique et intellectuel est loin d’être négligé. En 1901, il est même suggéré d’organiser des camps d’été.
L’année 1898 voit la consécration des Unions Cadettes par l’alliance Universelle des U. C. J. G. réunie à Bâte.
Leur développement (en 1900, la Suisse romande compte 85 sections 2319 membres, la France 48 sections, la Belgique 9 sections, l’Alliance 51670 cadets) rend nécessaire l’engagement d’un “agent cadet” pour la Suisse romande, dès 1903. Il stimule les chefs, en suscite de nouveaux, provoque des rencontres où s’échangent les idées et les expériences. Ils sont soutenus par un premier “Manuel du directeur”. La formation se fait encore essentiellement par la pratique.
Un premier essai d’acclimatation de la méthode scoute se déroule en 1911, lors d’un camp de vacances cadet.
L’année suivante, les commissions cantonales réunies décident le lancement du mouvement Eclaireur dans toute la Suisse romande, la moitié des sections cadettes adoptent la chemise kaki et le scoutisme, se transforment en “Eclaireurs”, et finissent par quitter les Unions.
Dans d’autres pays certaines sections choisissent une voie plus médiane en devenant des Scouts du YMCA ou Eclaireurs Unionistes pour les pays Francophones.
Mais en 1920, un nouvel agent cadet, Paul VAUCHER, relance le mouvement cadet en Suisse romande. En 1921, les instructeurs romands réunis se fixent un objectif : “aider nos garçons à devenir hommes, des chrétiens, des unionistes”.
Une méthode originale est élaborée au cours des années suivantes, ne prenant au scoutisme que l’idée d’équipes s’auto gérant dans une certaine mesure et une partie de la méthode.
Vers 1930, la mode était aux uniformes: les 4 faisceaux romands adoptent successivement la chemise bleue, non sans quelques oppositions. Le bulletin des instructeurs “L’Entraîneur” paraissait depuis 1925. La “Chevalerie du triangle rouge” date de 1938.
Autour de 1960, la disparition des sections aînées, notamment dans le canton de Vaud, laisse les Unions Cadettes orphelines.
Dès lors, elles ne peuvent compter que sur la fidélité de leurs chefs. Et, par bonheur, aujourd’hui encore, ils sont à l’œuvre, conscient de leurs responsabilités dans les troupes.